• La photo people est une catégorie de photographie qui consiste à photographier uniquement des personnalités désirables, donc célèbres. La photo people n'existerait donc pas sans le phénomène de la visibilité médiatique. 

    Patrimoine photo : La photo people par Octavia (203) 

    Des paparazzi dans La Dolce Vita de Féderico Fellini (film de 1960)

    Ce nom de « Paparazzi » vient du film « La dolce Vita » de Frederico Fellini en 1960. Celui-ci veut mettre en scène son héros principal accompagné constamment d'un jeune photographe.

     

    Ce genre photographique demande certaines capacités comme celles de la discrétion pour avoir une attitude complétement naturelle de la célébrité

    La photo people est à l'origine d'inventions de techniques comme le super téléobjectif, capable de prendre un cliché à grande distance, vitesse et de capter touts les floue et bougés de la personne.

    Cette pratique veut de consommer non seulement les images de vedettes mais également des images donnant accès à leurs intimité, pour ensuite les commercialiser dans la presse. On appelle parfois le paparazzi « Étrange voleur » car il ne s'agit plus d’être visible quand le modèle le voudra mais n'importe où et n'importe quand. le paparazzi rentre donc dans leur intimité d'actions et d'émotions.

    Il y a également de nombreux photographes people dans de grandes cérémonies ou de nombreux people peuvent se réunir tels que Le festival de Canne en France.

     

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  • La photographie de guerre est l'ensemble des photographies réalisées en zones de conflits armés, soit pendant l'action, sous le feu ennemi, soit avant ou après l'action.

    Elle peut être réalisée par les soldats ou des personnes extérieures au conflit, telles des civils, des journalistes ou des membres d'organismes non gouvernementaux.

    La photographie de guerre servait à montrer ce qu'il se passer pendant ou hors batailles.

    La photographie de guerre fait son apparition dès l'apparition de la photographie dans les années 1840. La technologie de l'époque nécessitant de longs temps de pose et rendant impossible la représentation de sujets en mouvement, les photographes se concentrent sur des aspects immobiles de la guerre tels les barrages, les soldats et le champ de bataille avant et après les hostilités.

     

    la plupart des photographies de guerre les plus spectaculaires ont été modifiées par leurs auteurs. Certaines ont été mises en scène ou retouchées.

     

    Robert Capa est le plus célèbre photographe de guerre pour le grand public, mais se sont les américains David Douglas Duncan, W.Eugene Smith et James Nachtwey qui ont réalisé le plus de photo de guerre emblématiques.

     

     Patrimoine photographique : La photographie de guerre par Forence (203) et Romane (203)

    6 mars 1916, Meuse, photographe inconnu

     

     

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  • La photographie sociale est à rapprocher de l’investigation et du reportage. C'est une photographie militante dont l'objet est de témoigner en faveur des victimes et de contribuer à la résolution des problèmes. Elle cherche à améliorer la condition humaine.

    On parlera souvent de photographie sociale pour un reportage photographique mais parfois il peut aussi s’agir de photo unique marquante. Le regard porté sur le sujet, et l’immersion dans l’intimité humaine est ce qui compte le plus.

    La photographie sociale apparaît quelques décennies après l’invention de la photographie. Jacob Riis est un des premiers représentants de la photographie sociale quand celle-ci apparait à la fin du XIXè s. Il représente les différentes entre les classes sociales New-Yorkaises

    La photographie sociale émerge aux États-Unis grâce à d'autres photographes comme Lewis Hine.

    Après la 2ème guerre mondiale on peut trouver une multitude de photos représentant la guerre, la misère du pays et même le travail des enfants.

     

    Cette photo représente des immigrés logés dans des conditions déplorables.

    Ils vivent dans une pauvreté extrême alors qu'ils étaient

    venus chercher une vie meilleure. Le plus souvent

    ils trouvèrent chômage et précarité.

     

     

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  • Le lycée Corot a été choisi pour l'ouverture de l'Histoire de l'Art (option en seconde et en 1ère) pour la rentrée 2019 et en terminale (2020)

    L'Histoire des Arts au lycée Corot, c'est en 2019 en seconde et en 1ère !

     

    -         L'option est  accessible à tous, ayant suivi ou pas un enseignement artistique (Arts plastiques) ou d'exploration (Patrimoine)

     

    -         L’histoire des arts au lycée porte sur les grandes formes d'expression artistique qui constituent le patrimoine et l’actualité artistiques de l’humanité, en France et dans le monde : arts visuels  (peinture, sculpture, photographie, estampe, dessin, illustration et bande dessinée, etc.),  architecture, design, arts décoratifs, urbanisme  et art des jardins, musique, cinéma, danse,  arts du spectacle, etc.

     

    -         Le lien  avec le patrimoine local et régional est privilégié.

     

    -         L’enseignement s’appuie sur le partenariat avec des institutions et des services culturels

     

           Les compétences travaillées sont : éducation de la sensibilité, compréhension de l’œuvre d’art, compétences d’ordre culturel, destinées à donner à l’élève les repères qui construiront son autonomie d’amateur éclairé

     

    -         Les objets d’étude du programme sont  définis et renouvelés par publication au bulletin officiel. Ils portent sur un genre, une forme, une pratique, un courant, une tendance ou un mouvement artistiques, définis chronologiquement et géographiquement.

     

     Carnet de bord : L’élève est invité à construire son parcours et sa documentation personnels par la réalisation d'un carnet de bord numérique, photographique, filmée ou sonore.

     

         Les options compteront pour très peu dans le contrôle continu du baccalauréat (- de 5%) mais elles seront déterminantes pour le post-bac (Parcoursup, préparation des concours, ...)

     

         L'enseignement se donne donc aussi comme objectif la préparation du post-bac, et notamment des filières dans la continuité de l'option HDA : classe prépa littéraire-option HDA (Lycée Faidherbe, Lille), concours de l’École du Louvre (Paris), Licence Histoire de l'Art et Archéologie (Lille), ...

     

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  • Préparer le concours de l’École du Louvre :

    Préparer le concours de l'Ecole du Louvre (sans ou après une classe prépa)

    • L’admission après le bac se fait après un test probatoire :

    http://www.ecoledulouvre.fr/sites/default/files/pdf/ssdossier2/LivretEleve.pdf (p.6)

    • L’Admission en 3è année après une CPGE (Classe prépa) option Histoire de l’Art

    http://www.ecoledulouvre.fr/sites/default/files/pdf/ssdossier2/LivretEleve.pdf (p.7)

     

    Le lycée Faidherbe de Lille dispose d’une classe prépa A/L option Histoire de l’Art :  journée Portes Ouvertes, le samedi 26 janvier 2019 de 9h à 17h.

    Cliquez sur l'image ci-dessous pour retrouver les enseignements obligatoires et les options en classe Prépa A-L au lycée Faidherbe de Lille

    Préparer le concours de l'Ecole du Louvre (sans ou après une classe prépa)

                 

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  • Le musée de la Chartreuse accueille jusqu'au 28 janvier 2019 une importante exposition consacrée au début de la photographie.

    L'exposition puise très largement dans le fond considérable de photos (et autres daguerréotypes) que la Photothèque Augustin Boutique-Grard conserve et restaure très précieusement.

    Cette exposition va servir de base pour les élèves de l'EDEX Patrimoine à l'écriture d'articles (publiés prochainement sur ce blog) sur le patrimoine photographique ... mais aussi à la création de clichés photographiques artistiques, aussi par nos élèves !

    Mais pour cela, il faudra patienter un peu plus longtemps car on ne devient pas un photographe de génie en un seul clic !

    Pour en savoir plus sur l'exposition "La photographie douaisienne. Du daguerréotype au numérique", cliquez sur l'image :

    Le patrimoine photographique sera notre prochain sujet

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  • Le 24 septembre 2018, nous avons visité l'exposition Objets révélés au musée de la Chartreuse de Douai.

    En partant d'un objet exceptionnel,  les fragments d'une frise avec lettres en arabe kufique datant du IXè s., nous avons conçu un travail autour de l'Art islamique et de l'orientalisme.

     

    Projet 2018 Patrimoine : Fragments de frise avec lettres en arabe kufique

    Extrait du catalogue de l'exposition Objets révélés, Vivez sans réserve !, musée de la Chartreuse-Douai, 2018

    Les travaux à suivre ont été réalisés par les élèves de l'EDEX patrimoine 2018-2019.

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  • Grâce au règne d'Ahmad Ibn Tulun (de 868 à 9050,), l'Égypte passe de province du califat abbâside à celui d'état indépendant.

    Ahmad donne son nom à la mosquée Ibn Tulun construite au Caire.

    Elle fut construite entre 876 et 879 et est considérée comme la plus ancienne des mosquées d'Égypte.

    Par ses dimensions, elle est la plus grande d' Égypte (2,5 hectares).

    Ibn Tulun s'inspire des mosquées califiennes de Samara, notamment dans son décor de stuc, aux motifs floraux stylisés.

    La construction de la Mosquée Ibn Tulun, Imane et Erwan

    Les 128 fenêtres des murs extérieurs sont ornées de grilles de stuc géométriques, avec chacune des variantes.

    Sa particularité est son minaret, unique en Égypte. Sa base d'origine est quadrangulaire et le second étage est de forme cylindrique. Il est surmonté des restaurations d'époque mâmluk en pierre, alors que le minaret d'origine était en briques. Le minaret est situé sur le côté nord de la Zidaya.

     

    Le plafond à charpente en bois représente une longue bande d'inscription kufique sur bois contenant des versets du Coran, qui tourne autour de la mosquée.

    La salle de prière de la mosquée est formée de 5 travées parallèles à la qibla séparées par des piliers soutenant des arcades

     

     

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  • Koufi, ou Coufique ou encore Koufique. Au début de l'islam, au VIIe siècle, le style kufi est le principal style utilisé pour écrire le Coran.

    L'écriture kufique est un style de calligraphie arabe, développé initialement dans la ville de Koufa en Irak. Il s'agit de la plus ancienne forme calligraphique de l'arabe. Les anciennes monnaies étaient également gravées en kufi.

    L'écriture se répand en même temps que l'expansion de l'Islam sur un large territoire.

    L'écriture est très angulaire, aux contours bien délimités et tend à être réalisée sous forme de segments géométriques.

    Un autre style, dit kufi florissant ou kufi orné apparait car les calligraphes se rendent compte du déséquilibre esthétique entre la ligne de base sur laquelle se trouvent de nombreuses lettres et la hauteur que peuvent prendre certaines lettres verticales, laissant de grands espaces vides dans les textes et inscriptions.

     L'écriture Kufique, Camille

    Ainsi, les calligraphes remplissent ces espaces vides par des motifs floraux ou d'animaux.

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  • La calligraphie est la plus admirée et la plus fondamentale des éléments de l'art islamique,

    Le kufique s’épanouit dans les premiers siècles de l'Islam. L'origine du kufique est faussement attribuée a la ville de Koufa, il a évolue vers des formes de plus en plus ornées comme le kufique fleuri transcrivant des sourates du Coran

     

    L’écriture de la mosquée Ibn tulun et en kufique

    Le Coran calligraphié, Amin et Lucas

    Fragment de la Frise islamique de la Mosquée Ibn Tulun, Egypte, Ixè-Xè s,

     

    Le panneau désigne une inscription des passages du Coran composé de la première sourate (fatiha) et de la seconde sourate (la vache) écrites en kufique mise de manière en épigraphique pour qu'il se conserve durablement.

    Les deux premières sourates du Coran s'adressaient principalement aux Juifs et aux Chrétiens en les invitant à rejoindre le prophète Mohamed. A l'époque, il y avait beaucoup de non-musulmans dans la société égyptienne.

    Ce fragment de bois de la première et deuxième sourate du Coran a été probablement rapporté par Edmée Jomard au cours de sa campagne en Égypte et cette œuvre est conservée au Musée de Douai.

     

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  • Ahmad Ibn Tulun, fils d'un esclave turc était sous l'emprise du calife abbasside puis a été envoyé par celui-ci pour gouverner l'Egypte mais Ibn Tulun prend son autonomie politique en 868.

    Il créa sa propre dynastie (les toulounides) et fonda une nouvelle capitale "al qitai".

    Entre 876 et 879, il a fait construire la mosquée de Caire.

    En 884, Ahmad Ibn Tulun est mort, c'est la fin de son règne mais pas celui des Toulounides.Les Toulounides se feront écrasés en 905 par l'armée du calife abbaside, elles'emparera également de fostat.

    Les guerriers non libres d'Egypte s'appelle les mamelouks, ils forment au IXeme siècle, la garde des califes abbasides à Bagdad. Ils sont recrutés parmi les captifs non musulmans en provenance du turkestan actuel, du Caucase, d'Europe oriental ou de Russie méridional.

    Au départ, la position n'est pas héréditaire. Certains mamelouks parviennent à des positions importantes de commandement militaire. Ils sont ensuite au service de la dynastie ayyoubide.

     

    Mamelouk lithographie de Louis DUPRE,1825

     

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  • La mosquée Ibn Tulum se situerait sur la colline Gebel Yashkur en Égypte mais selon la légende l'arche de Noé*se serait installée sur cette colline après le déluge.

    Le déluge*, qu'on y croit ou pas, est ancré dans l''histoire de l'humanité. C'est un thème qu'on retrouve dans de nombreuses cultures, indépendantes les unes des autres (Babyloniens, Grecs, Scandinaves, Hindous, peuples de l'Asie de Sud-Est).

    On peut penser que les récits sur le déluge, sont très différents d’une tradition à une autre mais ils traitent tous d'une inondation catastrophique remontant à un passé plus ou moins lointain. Deux récits sur le déluge présentent des similitudes entre eux : celui de la Bible très ancien, de Babyloniens, l'épopée de Gilgamesh, (v.2500 av J.C).  

    Scientifiquement, on parle de mythe et plus de catastrophe naturelle. Hypothèse : ce serait une pluie torrentielle voir une accumulation d'eau qui aurait tout dévasté. Pour 3 religions monothéistes, le Judaïsme, le Christianisme, l'Islam, on considère le déluge comme une purge terrienne de Dieu sur terre. Hypothèse : Dieu aurait voulu noyer tous les humains. Géographiquement, on situerait le lieu de la colline du déluge aux environs de la frontière Syro-Turc au Mont Ararat.  Parmi les cultes Asiatiques, Grecs, Sumériens.

    Le mythe est bien ancré dans l'histoire de l'humanité.

     *Le déluge =pluie torrentielle, grande quantité d'eau.

    *L'arche de Noé =(légende) navire construit sur l'ordre de Dieu pour sauver les espèces animales de Déluge

     

    La colline du déluge, Justine et Railane

     Le Déluge de Armoult de Vuez; huile sur toile ;H 81,5 L 103,7, conservation aux musées de la ville de Saintes

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  • De nos jours, l’architecture des mosquées varie selon la situation géographique :

    • Il y a le plan arabe, les mosquées de forme rectangulaire qui se composent d’une cour à portique et d’une salle à colonnes dédié aux prières.

    • Il y a aussi le plan iranien composé d’un pishtak, d’une salle de prière sous coupole et d’un porche voûté

    • Il y a ensuite le plan ottoman où l’on trouve une salle de prière sous une immense coupole avec d’autres petites coupoles .

    • En Inde, on peut trouver le plan moghol qui est caractérisé par une grande cour à quatre iwans dont un ouvre sur une petite salle de prière étroite et rectangulaire avec trois à cinq coupoles.

       

       

       

      Grande mosquée de Kairouan, plan arabe  

     

    La restauration de la mosquée :

    Le Conseil Suprême des Antiquités décida de restaurer la mosquée Ibn Tulun dans les années 1990 avec pour but la conservation des monuments du Caire historique. Les travaux visaient à corriger les fausses restaurations. Cette restauration était prévue pour 1 an et demi mais elle dura 6 ans. Cette restauration avait pour budget 54 millions d'euros. Des archéologues et architectes accusent le CSA de mettre en danger et d'effacer le caractère original. Mais certains disent que la restauration a bien était faite.

     

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  • La calligraphie est le plus admiré et le plus fondamental des éléments de l'art islamique.

     

    Le Coran est pour les Musulmans le livre de Dieu transmis en arabe au prophète Muhammed il y a plus de 1400 ans.

     

    Son style littéraire offrit un réel potentiel pour le développement de variétés diverses de formes ornementales.

     

    La calligraphie fut utilisée comme principal moyen de transmission du texte coranique dans une forme décorative. Cependant, bien que la plupart des mosquées avaient des inscriptions compréhensibles, tous les Musulmans du Moyen-âge n'étaient pas en mesure de les lire.

     

    Ce «  décor » coranique illustrait la présence de la révélation dans la vie du musulman. Les calligraphes Abu'ali muqlah (Xe siècle), Ibn al-bawwab (XIe siècle) et Yakut al-musta'simi (XIIIe siècle), ainsi que des savants maîtrisant également l'orthographe et la grammaire de la langue, définirent très vigoureusement les normes de la calligraphie arabe selon des règles géométriques et mathématiques.

     

    Une mosquée est toujours composée d'un élément décoratif et la plupart du temps d'une frise calligraphique qui transmet le message coranique, comme c'est le cas dans la Mosquée Ibn Tulun du Caire.

    La calligraphie décorative dans les mosquées, Juliette et Romane

    Intérieur de la Mosquée Ibn Tulun, le Caire. La frise calligraphiée est visible en haut à droite

     

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  • L'art Abbasside

    Mur décoratif, 884, Mosquée Ibn Tulun, Le Caire, Egypte,

     

    Ces détails décoratifs géométriques en forme de feuillage se trouve dans la cour, sur l'arc du côté sud de la mosquée Ibn Tulun du Caire.

    Ce décor fait partie de l'art des Abbassides, qui est une période artistique en Iran et en Irak, Il a connu une extension jusqu'au bord de la Méditerranée de la Syrie à la Tunisie. Cette période artistique se termine à l'arrivée de la dynastie des Seldjoukides à Bagdad en 1055.

    Après l'arrivée des Seldjoukides, la dynastie abbasside continue et passe des commandes artistiques mais les historiens d'art trouvent que le style est différent, donc cet art est renommé «art seldjoukide».

    L'art des abbassides, cela peut être des mosaïques, des poteries, de l'architecture...

    Le décor architectural sous les Abbassides consiste principalement en du stuc taillé qui est un enduit teinté dans la masse.

    Les archéologues distinguent trois styles qu'ils nomment A, B et C. On remarque que ces styles ont une influence importante dans les autres arts, notamment dans celui du bois. Le bois est très employé, en Egypte, et les décors architecturaux fabriqués dans cette matière reprennent donc les motifs des stucs de Samara.

     

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  • Selon les clichés, dans l'art orientaliste, les femmes sont vues comme soumises et enfermées dans des harems.

     

    Les harems sont des appartements où vivent plusieurs épouses d'un grand personnage musulman. Cette pièce de la demeure leur est entièrement réservée et seules, elles peuvent y accéder, ainsi que leurs servantes.

     

    Dans l'art orientaliste, les femmes orientales sont représentées s'y prélassent sur des divans, allongées sur des coussins et entourées d'or et de pierres précieuses. Elles portent de nombreux bijoux et sont vêtues de tuniques en soie et de pantalons bouffants, des sarouels, qui laissent voir leurs mollets nus. Les harems donne une idée de richesse et de luxe.

     

    Les peintres européens s’intéressent à ce sujet car c'est quelque chose de tabou en occident. Ce tableau est donc l'objet de curiosité et de fantasme aux XVIIe, XVIIIe et XIXè siècles.

     

    Les peintres et auteurs voyagent beaucoup en Orient et s'en inspirent pour faire découvrir cette culture aux Européens qui n'y ont pas accès.

     

    Cette image n'est pas réaliste car les femmes sont également pourvues de savoir, elles étudient les langues étrangères, elles possèdent et consultent des bibliothèques et elles ont donc beaucoup de connaissances. De plus, certaines d'entre elles possèdent un grand pouvoir au sein de la maison et du royaume, même si cela reste très rare. Il faut que l'homme de la demeure les considère comme des femmes fortes pouvant assumer des responsabilités.

    La vision de la femme dans l'art orientaliste, Noémie

    Femmes d'Alger dans leurs appartements, Huile sur toile de 1834 par Eugène DELACROIX, musée de Louvre à Paris.

    Le tableau représente trois femmes se prélassant sur des coussins, elles portent des tuniques brodées. Le tableau reflète la richesse des harems.

     

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  • Les tabous regroupent les interdits dans la société et la vision orientaliste sert à représenter ce qui serait inacceptable du coté occidental.

     

    L'orientalisme est une esthétique qui regroupe des peintres de style romantique ou néoclassique. Les thèmes représentent le monde arabe, interprété et idéalisé à travers la vision occidentale de l'époque. L'idée que l'on s'en fait véhicule un imaginaire construit sur le mystère de cet autre monde.

     

    Objet de curiosité et de fantasmes au XVIIe, XVIIIe & XIXe siècles, l'Orient devient « pour les intelligences autant que pour les imaginations, une sorte de préoccupation générale » (Victor Hugo).

     

    Les tabous dans la vision orientaliste

    Delacroix, La mort de Sardanapale , 1827, Musée du Louvre, Paris

     

    Dans le tableau ci-dessus, Sardanapale, un roi oriental de l'Antiquité, ordonne un sacrifice pour éviter la honte d'une défaite.

    Ce tableau évoque de nombreux tabous occidentaux tels que le meurtre, on peut voir des femmes, esclaves et chevaux massacrés. D'autres tabous, la nudité et la luxure sont aussi représentés, on peut voir de nombreuses femmes nues. L'excès de luxe est symbolisé à travers les couleurs des objets, des tissus, des bijoux.

    Ces sujets sont représentés par les artistes pour contourner les tabous de la société occidentale.

     

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  • Le Grand Tour et Edme François Jomard

    Le Grand Tour est un voyage initiatique. Il a pour but d’enrichir la culture des voyageurs. Ces derniers sont surtout des jeunes hommes, étudiants, issus de la haute société européenne. Ils partent vers la Grèce et l’Italie, considérées à l’époque comme les berceaux de la civilisation européenne. Plus tard, au XIXème siècle, le Grand Tour se développe grâce à l’amélioration des transports : train, bateaux à vapeur…

    Le voyage s’étend au Moyen-Orient, parfois jusqu’à la Perse. Puis le Grand Tour arrive en Egypte.  Alors se développe un intérêt pour l’Orient, et plus particulièrement l’Egypte.

    Edme François Jomard ramène la frise kufique en France

    Jomard parmi les élèves de la Mission scolaire égyptienne à Paris.   Charles Bazin, Bibliothèque nationale de France.

    Dans le même temps, Bonaparte lance la campagne d’Égypte, plusieurs scientifiques, ingénieurs, dessinateurs… l’accompagnent pour découvrir ce nouveau territoire.

    Certains  y consacreront leur vie comme Edme François Jomard. Né en 1777 et mort en 1862, il a fait ses études à Polytechnique : école d’études supérieures pour ingénieurs. Il sera, en partie, à l’origine des travaux de Champollion (qui déchiffrera les hiéroglyphes à partir de 1821).

    La collection d’Edme François Jomard est conséquente : plus de 500 œuvres de tous les continents et époques. Dans cette collection on peut trouver ‘’ une Frise épigraphique de la mosquée Ibn Touloun au Caire ‘’… Intéressant non ?

    Cette frise est bien celle du Musée de La Chartreuse à Douai. Comment est-elle arrivée là ? : M. Jomard a eu une fille, Mme Boselli. En 1866, avec son époux, elle décide de donner à la Ville de Douai la collection de son père, à condition que Samuel Henry Berthoud en ait l'usufruit jusqu'à son décès qui survient en 1891, date à laquelle la frise est entrée dans les collections du musée de Douai.

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  • L’archéologie européenne en Égypte est apparue suite à l'expédition militaire de Bonaparte de 1798 à 1801. En effet Napoléon Bonaparte a emmené avec lui, afin de l'aider à conquérir l’Égypte, un groupe de savants nommé “Commission des Sciences et des Arts”. Ce groupe a participé aux nombreuses séances de l’Institut d’Égypte fondé par Bonaparte pour redécouvrir les richesses de l’Égypte comme les pyramides, les mirages, les tombeaux et de nouvelles espèces animales et végétales.

     

    Cet institut s’est installé au Caire en 1798 et est devenu une immense cité scientifique rassemblant de nombreux instruments et outils européens nécessaires à l’activité de la Commission. Pour leur bon fonctionnement et celui de l'armée française, les savants créèrent de nombreuses réalisations et administrations mises également au service des Égyptiens afin qu'ils profitent aussi à leur civilisation (moulins à vent et à eau, puits, hôpitaux, postes, monnaie...). Des ateliers de fonderie et de mécanique ont également été mis en place pour former les Égyptiens afin qu'ils aident Bonaparte et ses troupes durant leur expédition.

     

    La commission des Sciences et Arts a fait évoluer l'archéologie en général car elle a permis de nombreuses découvertes à travers toute l’Égypte, qui ont d'ailleurs pu être approfondies par d'autres archéologues venus en Égypte bien des années plus tard avec un matériel plus sophistiqué.

     

    Les découvertes faites lors de cette expédition ont beaucoup servi pour retracer l'histoire d’Égypte.

     

    Le Général Bonaparte et son état-major en Égypte, de Jean-Léon Gérôme.

    Esquisse de 1867, huile sur toile, 48x80cm, collection Mohammad Ladjevardian, Princeton University Art Museum, Princeton, New Jersey.

     

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  • La France est l'un des pays d'Europe qui possède le plus d’œuvres islamiques.

    Pour les Français, le Caire était la capitale par excellence de l'art arabe et les liens très importants entre l’Égypte et le Second Empire ont fait que beaucoup de Français sont partis en Égypte au XIXe siècle. Ils y ont créé des entreprises (financières et commerciales) et se sont lancés dans des projets très importants de collections d'art islamique et d'architecture pouvant les accueillir.

    Cela fait qu'actuellement en France, l'art islamique est très présent dans les collections des musées, notamment au musée du Louvre. Un département d'art islamique a été créé en 1993 qui compte à l'heure actuelle 14000 objets.

    L'Art isdlamique dans les collections françaises, Alix et Méline.

    Collection du Louvre département des arts de l'Islam

     

    Les œuvres islamiques en France sont réparties dans plusieurs grandes villes comme :

    • Paris (le musée des arts décoratifs 3500 œuvres, la BNF qui contient des manuscrits et imprimés…)
    • Lyon (musée des beaux arts, musés des tissus et des arts décoratifs)
    • Angoulême (musée des beaux arts)
    • Limoges (musée national Adrien Dubouché) et Sèvres (musée national des céramiques)

     

    Le musée de la chartreuse  de Douai possède deux œuvres islamiques dont un morceau de la frise de la mosquée d'Ibn Tulun.

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  • Oeuvre retrouvée dans les réserves : Frise épigraphique de la mosquée Ibn Tulun au  Caire

    Joshua reprend ici une publication de Madame Anne Labourdette, conservatrice du Musée de Douai

     

    "En juillet 2011, Carine Juvin, collaboratrice scientifique au Département des Arts de l'Islam du musée du Louvre, nous contacte au sujet d'un fragment de la frise épigraphique provenant de la mosquée Ibn Tulun au Caire, dont le Louvre conserve une partie.
    En consultant les dossiers de récolement du Louvre, elle a découvert qu'un autre fragment complémentaire se trouverait à Douai et me demande de plus amples renseignements à ce sujet.

    En regardant le registre d'inventaire de la section ethnographique, nous retrouvons, en effet, la mention de deux oeuvres : « N° 3591 - inscription koufique en relief sur une pièce de bois ayant orné la mosquée de Touloun l'une des plus anciennes du Caire - Egypte» et «N°3592 - comme au n°3591». Nous retrouvons dans «Musée de la Ville de Douai - 1866, catalogue-inventaire de la collection d'Edme François Jomard (177-1862), donnés par Monsieur et Madame Boselli à Henry Berthoud pour être transmis à la mort de ce dernier au musée de la Ville de Douai», à la rubrique «Carthage», le « n° 379 387 - Inscription sur bois en caractère Koufique provenant du Caire » ou sous le n° suivant, 380 386 (id.).»


    Malheureusement, le bombardement du 11 août 1944 ayant totalement anéanti les collections ethnographiques, cette pièce a été détruite, ce dont j'informe Carine Juvin. En retour, elle me signale cependant qu'un récolement de. 1970, entrepris par le Louvre, signale la présence de la pièce à Douai, laquelle a même été photographiée cette même année... Nous avons beau chercher inlassablement cette frise dans nos réserves, nous ne la retrouvons pas et nous devons nous résoudre à en constater la disparition, postérieure aux années 1970, donc.

    Un an plus tard, l'équipe chargée de la régie des collections la découvre dans nos réserves, où elle était soigneusement rangée. Seul son revers, un coffrage en bois, était visible, ce qui rendait jusqu'alors difficile son identification, l'assimilant à une simple planche de bois. "

    Après toutes ces années, la frise fut exposée en 2018 au musée de Douai pour l'exposition "Objet révélés"

     

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