• La perspective atmosphérique par Lucie (204) et Adam (205)

    Cette perspective, aussi appelée perspective aérienne ou d’aspect, est une technique de peinture ne s’appliquant quasiment qu’aux paysages.

    Elle consiste à adoucir, fader, dégrader les contours progressivement pour marquer la profondeur de l’espace et l’éloignement des objets.

    Thomas Corneille définissait ce procédé, dans Le Dictionnaire des arts et des sciences,  comme : « la diminution des teintes et des couleurs, selon le plus ou le moins d'éloignement des objets. ».

    Certains courants artistiques limitaient cette technique à la perspective chromatique, théorisée par Léonard de Vinci.

    Elle consiste à faire prédominer les couleurs bleues, grises et violettes dans le lointain (dans l’arrière plan de la Joconde par exemple).

    Avant, les plus fervents utilisateurs de cette technique étaient les peintres chinois et japonais, mais avec des techniques assez différentes. En effet, les peintres asiatiques utilisent l’encre comme médium. Pour l’éclaircir et pour fader les teintes il suffisait d’ajouter de l’eau à l’encre. Ainsi, cela augmente la dissolution et « dé-saturer » l’intensité du pigment.

     

    Aquarelle montrant la variation des teintes selon l'éloignement : la perspective atmosphérique.

    C’est au XIXème siècle que la perspective atmosphérique fût redécouverte et très souvent exploitée, notamment par l’école de Barbizon et Camille Corot. Comme dans son tableau : Le pont de Narni, peint en 1826.

    Le Pont de Narni, de Camille Corot. Peint en 1826, huile sur papier monté sur toile.

     

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